Notre vision

Les refoulés de Ceuta et Melilla construisent à Didiéni la "Maison du retour et de la solidarité"

Autonomie de pensée – Résistance – Identité – Créativité – Dignité

Bienvenue dans l’univers des avenirs possibles !
Qui sommes-nous ? Pourquoi nous battons-nous ?

L’ampleur et la gravité de la crise du modèle néolibéral rendent justice au mouvement altermondialiste dont le premier grand rassemblement a eu lieu en janvier 2001 à Porto Alegre.


Créé en janvier 2002 à la faveur du Forum Social Africain (FSA) dont la première édition s’est tenue à Bamako du 5 au 9 janvier 2002, le Forum pour un autre Mali participe à l’éveil des consciences et la quête d’alternatives au corset du tout-marché. 
Notre slogan,, « Un autre Mali est possible », émane de celui du Forum Social Africain, « Une autre Afrique est possible », qui rejoint lui-même le crédo du Forum Social Mondial, « Un autre monde est possible ».
L’alternative dont il s’agit rime avec un ordre économique, social, politique et culturel démocratique dans les relations Nord / Sud à l’intérieur de nos frontières. Elle s’oppose à l’idéologie néolibérale dont la mondialisation est la traduction. Le mouvement altermondialiste a fédéré des citoyens du monde autour d’enjeux dont la pertinence et l’importance n’échappe plus à personne. L’organisation du Forum Social Mondial Polycentrique, à Bamako, en janvier 2006 a été l’occasion pour des milliers de Maliens et d’Africains de mieux s’imprégner des enjeux de l’économie de marché et des ravages, notamment dans les pays surendettés et assujettis de l’hémisphère Sud. 


Pour le FORAM, la mondialisation néolibérale n’est en rien une étape nécessaire, et à plus forte raison incontournable, de l’évolution des économies, des sociétés et cultures africaines. Elle se situe dans le prolongement du système colonial qu’elle perpétue selon des méthodes et par l’entremise d’acteurs redoutables parce que voilés derrières les discours mensongers sur la démocratie, la bonne gouvernance et les droits de l’Homme.
 En tant qu’étape nouvelle du système capitaliste, la mondialisation néolibérale a à faire dans l’hémisphère Nord aux travailleurs qu’elle tente de mettre au pas par la menace du chômage tandis que les peuples du Sud et leurs dirigeants sont tenus par le chantage à l’aide publique au développement.


L’Afrique est particulièrement vulnérable parce que désarmée du fait de la désinformation, de l’aliénation culturelle, ainsi que du manque de vision et de courage politique.


- La désinformation tient au poids et à l’influence considérable des médias dominants, les médias locaux n’étant la plupart des temps que des caisses à résonnance, plus ouverts aux divertissements qu’au débat de fond sur l’état réel des lieux et des relations Nord / Sud.


- Le manque de courage politique s’installe au fur et à mesure que les états les plus puissants et les institutions internationales de financement récompensent l’adhésion à l’idéologie néolibérale, stigmatisent, marginalisent et punissent les acteurs et les voix qui dénoncent celle-ci.


- L’aliénation culturelle et la fascination des élites politiques, intellectuelles et commerçantes par la réussite matérielle de l’Occident fait le reste.

Les objectifs que le FORAM s’assigne sont autant de réponses à ces situations. Nos axes d’intervention se déclinent plus concrètement ainsi :

- La lutte contre la désinformation et « le viol de l’imaginaire ».
Des enseignements et des conséquences de la débâcle de Wall Street, personne ne nous en parlera, ou fort peu. Des médias aux ordres ont reçu l’instruction de nous parler de démocratie, de bonne gouvernance, de droits de l’Homme de telle sorte que nous continuons à nous en prendre à nous-mêmes et à leur prêter main forte tant dans la chasse aux dirigeants à évincer que dans la criminalisation des migrants. 
Nous estimons que la mondialisation est un choix politique et stratégique qui devait permettre aux nations riches et industrialisée de parachever leur mainmise sur le reste du monde.

- Le Mali croit œuvrer pour son développement quand il aide les dominants à créer l’environnement politique (démocratie), juridique (gouvernance) et économique (libre échange) dont ceux-ci ont besoin pour sauvegarder leurs propres intérêts sans en avoir l’air.
La construction d’une démocratie conforme aux attentes et aux aspirations véritables des peuples est l’autre sujet majeur des préoccupations du FORAM. Nous interpellons la classe politique afin qu’elle réalise sa propre instrumentalisation et celle des récents acquis politiques (le vote, la presse, la vie associative). Nous voulons contribuer à l’émergence de nouveaux rapports sociaux et politiques au niveau local, national et mondial et influencer les lieux de prises de décisions et si possible infléchir celles-ci.

- La construction et le partage d’une vision malienne et africaine concertée quant au présent et à l’avenir du continent sont les objectifs auxquels le FORAM espère contribuer

En résumé, le FORAM est un espace de convergence, de dialogue et de proposition d’alternatives qui mobilise des associations, des structures de formation et de recherche-action ainsi que des personnes qui œuvrent contre la domination des forces du marché au Mali. Il s’agit de : NKO, Guamina, Aidemet, Groupe Eureka, Routes du Sud, Maaya jeunesse et Maaya femmes, Yeelen, Gneleni, Retour-Travail-Dignité, Faso Fini, Institut Sogolon, IRPAD et CAHBA.

La charte des principes et des valeurs du FORAM