Projection du film réalisé par Kal Touré
Victimes de nos richesses – Pays Pillés Très Endettés.
Un an après les événements dramatiques qui se sont déroulés en septembre 2005 aux abords des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, dans le nord du Maroc, de jeunes Maliens et Camerounais témoignent de leurs tentatives malheureuses de passage en Espagne.
À travers un va et vient entre les lieux du drame et le Mali – villes de Bamako et Didiéni – le film fait le lien entre le pillage et l’émigration forcée et criminalisée par l’Union Européenne. Les failles du système économique imposé, et en particulier le cercle vicieux de la dette, sont analysés.
Pour organiser une projection de ce film, contacter Kal ou au 00 223 603 1147 ou au 00 49 175 750 80 53.
Des conférenciers réagissent…
Pour Jean Bosco Konaré, le film montre une tragédie humaine terrible, mais la violence qu’il expose ne date pas d’aujourd’hui. Elle est inscrite depuis plusieurs siècles dans la logique du capitalisme comme l’attestent les conditions de travail des femmes et des enfants comme dans les mines en Europe…
Le capitalisme en vit. Elle ne date pas d’aujourd’hui et elle ne finira pas demain, hélas. Il n’y a aucune pitié à attendre du système.
Mais il y a de la place pour la solidarité et l’action. Il y a des combats que seuls nous pouvons et devons mener nous-mêmes.
Sergio Gianni rappelle qu’il a découvert le racisme à 14 ans en tant que Sicilien. « Interdit aux chiens et au Siciliens », lisait-il à l’entrée de certains commerces. Il ne se dit aujourd’hui plus Italien mais Sicilien. Les difficultés politiques de son pays, le fascisme rampant de Berlusconi n’y sont pas pour rien.
Pour lui, le Mali est une terre de brassage, ce qui est un atout, mais Il constate néanmoins que la société malienne est parfois tentée par le communautarisme. C’est un tort. Il ne faut pas revendiquer sa différence mais participer à la construction d’une société globale plus juste.



